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Hinata-Sou : un lieu mystérieux. Pour prouver cette affirmation les exemples
ne manquent pas et chacun doit avoir les siens.
Le pont d'Hinata Sou Le pont de la pension Hinata est plus qu'une simple construction. Le symbolisme du pont, comme permettant de passer d'une rive à l'autre, est l'un des plus universellement répandus. Un pont est un lien entre deux bords, donc entre deux lieux. Il est aussi souvent utilisé dans la poésie ou la mythologie pour relier deux dimensions, deux univers différents. Ainsi le voyage initiatique des sociétés secrètes chinoises se faisait par le passage de ponts. Dans la religion catholique le maître à penser, c'est à dire le pape, est appelé le "Pontife" car il constitue le lien entre Dieu et les hommes, donc entre le ciel et la terre. Mais des références plus récentes existent ajourd'hui : Francis Cabrel. Je l'aime à mourir : " Elle a bâti des ponts entre nous et le ciel, et nous les traversons à chaque fois qu'elle ne veut pas dormir … " Dans Love Hina le pont qui relie Tokyo aux sources chaudes d'Hirazawa (ou se situe la pension Hinata) est lui aussi un pont un peu spécial. C'est très discrètement (mais sûrement) qu'on cherche au fil des épisodes à nous faire comprendre son caractère magique. Revoyons ces mêmes scènes … mais au ralenti ( ;-) Il existe dés le premier épisode des indices qui permettent de suspecter quelque-chose au sujet de ce pont. Dés le commencement il y a un signe, mais il est rigoureusement indécelable si c'est la première fois qu'on regarde l'épisode. En effet, tout le début de l'histoire se déroulant dans les rêves et les souvenirs de Keitaro, l'image est empreinte d'une patine floue qui dissimule tout. Lorsque la petite fille de ses souvenirs déménage, Keitaro la poursuit sur la route. Mais le camion qui emmène la fillette est trop rapide pour lui et il doit abandonner sa course … au beau milieu du pont. Ca n'a l'air de rien comme ça mais en lisant la suite vous allez comprendre où je veux en venir… Vingt ans plus tard, Keitaro répond à l'appel de sa grand-mère et se rend à son auberge. En traversant le pont, une soudaine volute de brume sortie d'on ne sait où l'enveloppe, un papy survient et lui dit : " Prend garde au rêve ". Au même moment vient un camion que Keitaro a déjà vu quelque part : celui qui jadis emmenait sa petite amie loin de lui. Que fait-il là ? Rêve ? Illusion ? Moi je pense qu'en traversant le pont Keitaro a franchi un cap : celui qui sépare l'illusion du monde réel. Autrement à quoi servirait la mise en garde du vieillard ? Poursuivons. Dans l'épisode 8, dans le rêve que font ensemble les pensionnaires de l'auberge, un combat oppose Motoko au méchant roi dragon. Ce combat a lieu … juste sur le pont dont nous parlons. Motoko est dans un rêve, mais au cours du combat, elle réalise que son adversaire n'est autre que sa sœur. Sa sœur qui symbolise son rejet de beaucoup de choses (elle se bat contre ses peurs, notamment celle de s'attacher aux autres, mais lisez le résumé de l'épisode pour plus de détails). Elle est donc confrontée à un sujet tout à fait réel. On assiste alors sur ce pont à un combat onirique : Motoko contre le Roi Dragon, mais aussi à un combat réel : les sentiments contre la discipline (imposée par la tradition familiale de Motoko). Cette duplicité fait du pont un lien entre fantasme et réalité. Une autre preuve ? : Un des mystérieux papys dit, au tout début de l'épisode : " Grâce aux rêves tu peux trouver des réponses dans la vie ". Le moment ou Motoko trouve une réponse sur sa vie réelle (doit-elle choisir entre amitié et discipline ?) est précisément celui où, dans son rêve, elle combat sur ce pont . Passons à autre chose : A la toute
fin de l'épisode 23 une question est posée. De l'autre coté de la berge,
du coté de Tokyo et de toute sa réalité, est ce que l'on peut voir la
pension Hinata ? Y'a pas de raison me direz-vous. Pourtant Shinobu semble
bien dire que c'est impossible ! En quittant la pension elle essaye, à
travers les vitres du Tram qui l'emmène, de distinguer l'auberge au milieu
du brouillard. Or elle n'y parvient pas. Certes il y a la brume qui empêche
peut-être de discerner quoi que ce soit, mais Shinobu commente : " J'ai
essayé de retrouver l'auberge Hinata à travers le brouillard… mais je
n'ai pas réussi … comme si elle n'avait jamais existé ". Sa dernière réplique
laisse perplexe. Cette pension n'est-elle qu'un songe ? Selon moi c'est dans les deux derniers
épisodes que l'on comprend à la fois pourquoi la grand-mère Hinata
a attiré son petit-fils dans sa pension et surtout en quoi ce lieu est
magique. Ensuite dans l'épisode 24 Haruka demande à sa mère pour quelle véritable raison elle a fait venir son petit-fils ici. Peu bavarde, la vieille baragouine quelque chose a propos du rêve et de la réalité. Mais ça suffit pour penser qu'elle connaît la particularité de ce lieu. Ce n'est autre qu'un endroit qui existe à peine, un lieu magique ou la réalité s'estompe sans disparaître, et où le rêve et l'imaginaire se permettent des incursions en plein jour. Bref : c'est le seul lieu où Keitaro, son si gentil petit-fils un peu rêveur, a une chance de voir se réaliser tous ses rêves. Comme toute grand-mère, elle ne veut que le bonheur de son petit-fils. L'attirer ici était le moyen idéal pour atteindre ce but. Et maintenant , Ladies et Gentlemen, la preuve ultime, indubitable, irréfutable que le pont d'Hirazawa sépare bien le rêve et la réalité : A un moment de l'épisode, Kaolla force Sakata a revêtir une armure de combat cybernétique de son invention pour aller chercher Keitaro par la peau des fesses. Tout se passe bien, mais au moment ou ils arrivent devant chez Mutsumi chez qui se trouve Keitaro, Sakata est épuisé par le poids astronomique de l'armure en acier brut, et s'effondre à terre. Bizarre, se dit Kaolla, pourtant " ça marchait bien jusqu'au pont " dit-elle !!!! Cette fois c'est pas moi qui le dit ! Cela signifie que toutes les inventions aussi aberrantes qu'incroyables de Kaolla ne peuvent être efficaces que de l'autre côté de ce fameux pont, c'est à dire : de l'autre coté … du réel (TatzaaAAAaaam).
CONCLUSION : Ce pont est une limite, mais aussi un passage entre l'univers réel : Tokyo, l'entrée à Todaï, les échecs de Keitaro ; et l'univers onirique des rêves et des souvenirs : La pension Hinata, la promesse d'enfants, les inventions loufoques de Kaolla, la poupée qui parle… C'est le seul endroit sur terre ou un dreamer comme Keitaro peut être heureux … le seul endroit sur terre ou Doc Holliday aimerait vivre à jamais.
Rajout : Nouvel exemple qui vient compléter l'argumentaire ci-dessus : Dans l'épisode Spécial Noël, on constate que le chauffeur de taxi à Tokyo refuse l'argent du pays d'origine de Kaolla. Normal me direz-vous, puisqu'on est au japon. Y'a pas de raison que le type aille s'embéter à aller changer la monnaie en Yen. Par contre à Hinata tous les commeçants du quartier les lui acceptent sans discuter (par exemple voyez l'épisode 10, quand Keitaro enquète sur Suu). Vu que le lieu est imaginaire, y'a pas de raisons qu'il y ait des contraintes de monnaies. De plus, vu que le pays de Kaolla Suu est imaginaire lui aussi, on doit pouvoir trouver normal que sa monnaie officielle soit aceptée dans tout autre lieu de même nature. Si vous trouvez d'autres exemples, écrivez-moi
!
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